Punk n°9

Punk n°9
Punk Skateur : Point Break

Pas évident d'y voir des punks au premier abord,
et pourtant...
En penchant un oeil averti sur les visuels, on retrouve quelques symboles,
et pourtant...
En tendant une oreille attentive sur la musique, on reconnaît quelques sons...
Et surtout : au-delà d'une simple affinité artistique, il reste un véritable esprit.
Leur jusqu'au-boutisme comme leur gt de l'extrême les placent bien dans les "ritiers des punks" :
"
La meilleure vague ? - Celle qui me tuera ! "
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# Posté le mardi 03 avril 2007 06:50

Modifié le vendredi 18 avril 2008 16:48

Punk n°10

Punk n°10
Punk Teufeur : Temporary Autonomy Zone

6h00 du mat, le petit jour pointe son nez et avec lui les képis débarquent dans la prairie, un mur de son balance les Bérus à fond, une gamine dpeine 20 ans danse devant, un pétard en bouche, tendant d'insultants majeurs vers l'estafette sans être inquiétée : TAZ.
U
ne jeunesse qui s'esclave à rentrer dans le moule revendique simplement le droit de se mettre la tête à l'envers le temps d'un week-end en se donnant un côté rigolard tout punk.
U
ne possible intégration n'étant envisageable qu'avec un RMI n'arrivant qu'à 25 ans, leur jeunesse jette sur les routes, ces nouveaux nomades qui 20 ans plutôt se seraient appelés Punk.

# Posté le mardi 03 avril 2007 06:56

Modifié le vendredi 18 avril 2008 16:47

Erik Orsenna, "La grammaire est une chanson douce"

Erik Orsenna, "La grammaire est une chanson douce"
À la suite d'un naufrage, la jeuneroïne s'est échouée sur une île inconnue dédiée aux mots.


Nous approchions d'un bâtiment qu'éclairait mal une croix rouge tremblotante.
- Voic
i l'hôpital murmura Monsieur Henri.
J
e frissonnai.
L'hô
pital? Un hôpital pour les mots? Je n'arrivais pas à y croire. La honte m'envahit. Quelque chose me disait que, leurs souffrances nous en étions, nous les humains, responsables. Vous savez, comme des Indiens d'Amérique morts de maladies apportées par les conquérants européens.
Il n'
y a pas d'accueil ni d'infirmiers dans un hôpital de mots. Les couloirs étaient vides. Seules nous guidaient les lumières bleues des veilleuses. Malgré nos précautions, nos semelles couinaient sur le sol.
Comme en
réponse, un bruit très faible se fit entendre. Par deux fois. Un gémissement très doux. Il passait sous l'une des portes, telle une lettre qu'on glisse discrètement, pour ne pas déranger.
Mon
sieur Henri me jeta un bref regard et décida d'entrer.
E
lle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien trop connue:
Je t'aime

Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Trois mots reliés chacun à un tuyau de plastique plein de liquide.
Il
me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase.
Il m
e sembla qu'elle nous parlait:
- J
e suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
- All
ons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied.
Il la berça longtemps de tous ces mensonges qu'on raconte aux malades. Sur le front de Je t'aime, il posa un gant de toilette humecté d'eau fraîche.
- C'e
st un peu dur la nuit. Le jour, les autres mots viennent me tenir compagnie.
"Un
peu fatiguée", "un peu dur", Je t'aime ne se plaignait qu'à moitié, elle ajoutait des "un peu" à toutes les phrases.
- Ne parle
plus. Repose-toi, tu nous as tant donné, reprends des forces, nous avons trop besoin de toi.
Et il chantonna à son oreille le plus câlin des refrains. [...]
-
Viens Jeanne, maintenant. Elle dort. Nous reviendrons demain.
- Pau
vre Je t'aime. Parviendront-ils à la sauver?
M
onsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Des lar
mes me venaient dans la gorge. Elles n'arrivaient pas à monter jusqu'à mes yeux. Nous portons en nous des larmes trop lourdes. Celles-là, nous ne pourrons jamais les pleurer.
- ... Je t
'aime. Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. Tu veux rendre visite à d'autres malades?
Il me re
garda.
- Tu
ne vas pas t'évanouir quand même?
Il me prit le bras et nous quittâmes l'hôpital.

# Posté le mardi 03 avril 2007 07:16

Modifié le vendredi 18 avril 2008 16:58

*Ah ! Les jeunes...*

*Ah ! Les jeunes...*
Dico aide de compréhension des jeunes

°°°°° Balle (C'est de la) :
Exprime l'enthousiasme, quelque chose de bien, de beau, de positif. Cette meuf, c'est de la balle (Je ne suis pas insensible aux charmes de cette demoiselle).

°°°°° Bouffon :
Qui ne s'apparente pas au clan.
Nique lui sa race à ce bouffon ! (Rabats lui son caquet à cet individu qui ne s'apparente pas à notre milieu !).

°°°°° Carotte :
Du verbe carotter (extorquer, voler), mais dans une forme invariable. Il m'a carotte un zedou de teuchi, l'bâtard, tu vas voir comment je vais le niquer grave (Le scélérat m'a dérobé douze grammes de cannabis, il va s'en mordre les doigts).

°°°°° Chelou :
B
izarre, inhabituel. Par extension, qui ne s'apparente pas au clan. La prof d'anglais elle a des veuch tout chelous (Ce n'est pas tous les jours que l'on voit une coupe de cheveux aussi inhabituelle et cocasse que celle de la professeur d'anglais, qui par extension ne s'apparente pas à notre milieu).

°°°°° Comment :
Exprime l'intensité. Comment je lui ai niq sa race à ce bouffon ! (Je sors indéniablement vainqueur du combat qui m'a oppo à cet individu qui ne s'apparente pas à notre style de vie, ceci dit en toute modestie, s'entend, et avec la sportivité qui s'impose en de pareilles circonstances).

°°°°° Foncedé :
Se dit d'une personne qui vient de consommer du cannabis. Je suis foncedé (Mon regard est vitreux, je perds mes mots, un mince filet de bave s'écoule sur mon menton et je rigole comme un déréb, sans aucune raison. J'ai payé assez cher pour me mettre dans cet état. Bref: je viens de consommer du cannabis).

°°°°° Gun :
Arme à feu. Ziva prête moi ton gun, l'aut'batârd y m'a manqué de respect (Pourrais-tu s'il te plaît me prêter ton arme à feu, afin que je règle son compte à l'importun qui n'a été qu'à moitié urbain à mon égard).

°°°°° Kiff (er) :
Appcier. Comment je kiffe trop son cul (Le sien postérieur n'est pas sans éveiller chez moi des pulsions bien naturelles, qui me mettent dans une humeur joviale, pour ne pas oser dire gauloise).

°°°°° Mortel :
Bien, beau, dont on peut se réjouir (invariable). Elles sont trop mortelles tes Nike (Vos chausses s'entendraient fort bien avec mes pieds, aussi vous demanderai-je de m'en faire l'offrande sans opposer de résistance).

°°°°° Mito:
Mensonge. Dérivé de mythomane (menteur). On me fait pas des mitos à moi, bouffon ! (Je ne suis pas le genre de crédule à qui vous ferez gober vos sornettes, individu qui n'appartient pas à notre milieu !).

°°°°° Race (sa) :
E
xprime le mécontentement. Sa race ! (Je suis d'humeur maussade). Sa race, c'bouffon ! (Mon anneau pylorique est complètement fer. C'est le sultat de la proximi de cet individu).

°°°°° Sérieux :
Indique que le propos est grave, solennel, et qu'il faut donc lui accorder le plus grand crédit. Sérieux, j'kiffe trop son cul à votre fille (Monsieur, j'ai l'honneur de vous demander la main de votre fille).

°°°°° Tèj :
Jeter, refuser, réfuter, envoyer, promener. T'aurais vu comment Jamel il a tèj la prof d'anglais ! (Le facétieux Jamel ne s'est pas laissé démonter face aux réprimandes de la professeur d'anglais !)

°°°°° Trop :
Exprime l'intensité. En cela, synonyme de comment. Trop et comment peuvent éventuellement cohabiter dans la même phrase, pour exprimer une intensité très élevée. Trop la honte, ce blouson (Ce blouson est ridicule, et dans des proportions considérables).
T
rop comment je suis foncedé ! (J'ai fumé une quantidéraisonnable de cannabis. Je crains que mon acuité intellectuelle entisse pour la paire d'heures à venir).

°°°°° Truc-de-ouf :
Désigne une chose peu commune, qui dépasse l'entendement.
C'est un truc de ouf ! (Mon dieu, mon entendement est tout dépassé !).

°°°°° Zyva :
Indique que la demande est pressante.
Zyva, fait méfu, sale chacal (Ne sois donc pas si avare de ta cigarette purgative, et fais en profiter ton vieil ami qui trépigne d'impatience).

# Posté le mardi 03 avril 2007 09:15

Modifié le lundi 23 avril 2007 12:26

*Association*

*Association*
Keep Smiling est une association de ravers et teuffers.
Ses buts sont la promotion des arts et musiques électroniques, et la promotion de la san et de la sécurité des participants aux clubs, concerts techno, raves, free parties...
Tout en ayant bien conscience que certaines fêtes puissent troubler l'ordre public et être préjudiciables pour l'environnement, nous dénonçons la répression quasi-sysmatique des rassemblements techno non commerciaux. Elle entraîne une criminalisation souvent infondée de leurs acteurs et participants. Cette répression a pour effet pervers, la multiplication des soirées clandestines où la sécurité ne peut pas toujours être assue. La spirale de la diabolisation de ce milieu festif est ainsi relancée.
En France chacun a galement droit aux soins et à la santé. C'est pourquoi, nous estimons que tout individu, même en situation "ilgale", a le droit de s'informer sur les drogues et leurs effets, afin de prendre de manière responsable, des décisions concernant sa vie et sa santé.
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# Posté le mardi 03 avril 2007 14:32